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L’ensemble du bassin versant de la rivière
du Lièvre est localisé dans la
province naturelle « Les Laurentides
méridionales », qui couvre
la partie sud-ouest du bouclier canadien du
Québec. Elle se caractérise par
un assemblage de collines, de plateaux, de dépressions
et de quelques massifs un peu plus élevés.
Dans le nord du bassin versant, le territoire
est majoritairement recouvert de dépôts
sablonneux qui constituent des sols pauvres
associés souvent à un relief accidenté
et à une pierrosité importante.
Tandis que dans le sud du bassin versant, à
cause de la présence il y a environ 12 000
ans de la « Mer de Champlain »,
le territoire est recouvert de dépôts
argileux et donc plus propices à la pratique
de l’agriculture.
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Le bassin versant de la rivière du Lièvre est dans la zone de climat continental humide. Au sud, le climat est très clément et il passe à un climat froid et humide dans la partie nord du bassin versant. Sous l’influence de ce gradient de climat, le type de végétation dominante change du sud vers le nord. La végétation passe successivement par le sous-domaine de l’érablière à caryer qui se situe à l’extrême sud du bassin versant, ensuite par le sous-domaine de l’érablière à tilleul, de l’érablière à bouleau jaune et finalement par la sapinière à bouleau blanc qui occupe l’extrême nord du territoire du bassin versant. |
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La population du bassin versant de la rivière du Lièvre est estimée à 38 841 habitants (en 2001). Seulement 6 des 28 municipalités du territoire ont plus de 1 000 résidants dans le bassin versant ; les deux principales agglomérations sont la ville de Mont-Laurier (incluant le secteur Des Ruisseaux) avec 11 015 habitants sur une superficie de 344 km2 et la ville de Gatineau (incluant les secteurs Buckingham et Masson-Angers) avec 10 054 habitants sur une superficie de 27 km2. Les autres municipalités de plus de 1 000 résidants sont : Lac-des-Écorces (incluant les secteurs Beaux-Rivages et Val-Barrette) avec 2 883 habitants, Val-des-Monts avec 2 636 habitants, L’Ange-Gardien avec 1 997 habitants et finalement la municipalité de Notre-Dame-du-Laus où résident 1 400 habitants. Ces données ne font le relevé que des populations résidant à l’intérieur des limites du bassin versant.
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1- La forêt (75% du territoire)
2- Le récréotourisme
3- L’agriculture (9% du territoire |
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La réserve écologique Tapani
La réserve faunique Papineau-Labelle
Les écosystèmes forestiers exceptionnels
- Les forêts anciennes : du Lac-Cuillèrier, du Lac-du-Brochet, du Lac-Tucker et de la Baie-Amélia
- La forêt rare du Crique-de-la-Carpe
- La forêt refuge de la Montagne-de-Chêne
Plusieurs habitats fauniques
- Huit aires de confinement du cerf de Virginie (ravages)
- Dix héronnières de plus de cinq nids
- Trois habitats du rat musqué.
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- le pygargue à tête blanche (désigné vulnérable),
- la pie-grièche migratrice (désignée menacée),
- l’ail des bois (désigné vulnérable),
- le ginseng à cinq folioles (désigné menacée).
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la couleuvre d’eau |
la musaraigne fuligineuse |
la grenouille des marais |
le petit blongios |
la tortue des bois |
le cisco de lac, fraie de printemps. |
Pour ce qui est des espèces floristiques susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables, le bassin versant en compte 17 (CDPNQ, 2004). |
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Qualité de l'eau à l'embouchure de certaines rivières du Québec 1998-2000
Sur la rivière du Lièvre, le flottage du bois a pris fin en février 1994. Depuis, la rivière est plus accessible et l’achalandage par les embarcations a nettement augmenté.
La rivière du Lièvre compte deux stations d’échantillonnage, dont une est située au barrage de Mont-Laurier et l’autre au pont-route du secteur Buckingham de la ville de Gatineau. Pour la période 2001-2003, la valeur de l’indice de la qualité bactériologique et physico-chimique (IQBP) de 86 obtenue à la station d’échantillonnage de Mont-Laurier permet de classifier la qualité de l’eau de la rivière du Lièvre dans la catégorie « bonne ». Pour la même période, à la station de Buckingham, la valeur du IQBP de 73 classe la qualité de l’eau à cet endroit dans la catégorie « satisfaisante ». |
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Le territoire du bassin versant comprend 3 768 lacs; les plus importants en superficie sont les réservoirs suivants :
- lac du Poisson Blanc (85,21 km2),

- Mitchinamecus (64,75 km2),
- Kiamika (42,48 km2)
Ces réservoirs alimentent six centrales hydroélectriques :
- La centrale Daniel-Larocque (Algonquin Power)
- La centrale du barrage des Rapides-des-Cèdres (Énergie Brookfield)
- La centrale du barrage High Falls (Énergie Brookfield)
- La centrale du barrage de Buckingham (Boralex Énergie)
- La centrale Dufferin (Énergie Brookfield)
- La centrale de Masson (Énergie Brookfield)
La présence de réservoirs et de barrages sur la rivière du Lièvre lui confère la particularité qu’une partie de ses débits et de ses niveaux d’eau est contrôlée. Ce contrôle se fait d’abord pour prévenir les situations extrêmes (inondations et étiages), puis pour favoriser la production hydroélectrique, et ce, tout en respectant des balises pour la protection de la faune, l’amélioration de la navigabilité et le bien-être des riverains et villégiateurs. Sur la rivière du Lièvre, les débits et les niveaux d’eau sont mesurés à différents barrage, ainsi qu’à certaines stations localisées entre ceux-ci. Les données de débits et de niveaux peuvent être consultées en temps réel sur le site du Centre d’expertise hydrique du Québec http://www.cehq.gouv.qc.ca/suivihydro/ListeStation.asp?regionhydro=04&Tri=Non
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La forêt couvre près de 75% de la superficie du territoire du bassin versant. On y retrouve des feuillus et des résineux d’essences variées, formant une ressource naturelle de qualité. Une grande partie de cette forêt est de tenure publique, et une partie importante de celle-ci se prête aux différentes coupes partielles, dont essentiellement la coupe de jardinage. La forêt privée quant à elle appartient à plusieurs milliers de propriétaires forestiers situés surtout dans la partie sud du bassin versant. |
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On retrouve deux pôles où se concentre la majorité des producteurs agricoles. Le premier pôle se situe entre les municipalités de Notre-Dame-de-Pontmain et Sainte-Anne-du-Lac et le deuxième entre Bowman et L’Ange-Gardien. La superficie des fermes agricoles couvre 4.3% du territoire du bassin versant, dont la moitié est en production animale et l’autre moitié en zone agricole cultivable, occupée principalement par les cultures de fourrages et de pâturages.
Sur le territoire du bassin versant, aucune municipalité n’est en surplus de fumier, et chaque municipalité possède les superficies nécessaires pour disposer de l’ensemble des déjections animales produites sur son territoire, en respectant les dépôts maximum de P2O5 mentionnés dans la réglementation gouvernementale. |
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L’activité industrielle est implantée de façon ponctuelle sur le territoire. La majorité des industries est orientée vers la transformation ligneuse. Leur implantation est en fonction des sources d’approvisionnement, évitant ainsi le transport de matière ligneuse sur de grandes distances. Dans la partie nord du bassin versant, on retrouve plusieurs scieries tandis que dans la partie sud, il y a une industrie de pâtes et papier et une usine de chlorite et de chlorate de sodium.
Pour approfondir vos connaissances du territoire du bassin versant, vous pouvez lire le document du portrait multi-ressources du bassin versant de la rivière du Lièvre. |
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© COBALI |
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