Le COBALI, en partenariat avec l’ISFORT et Capital Nature, planifie la végétalisation de 1 800 m linéaires de bande riveraine chez trois producteurs agricoles du sud de la rivière Blanche (municipalité de Canton Lochaber et Lochaber-Partie-Ouest). Ce projet fait suite à la caractérisation de la rivière Blanche réalisée par le COBALI à l’été 2020. Cette dernière avait permis d’identifier les secteurs de la rivière Blanche dont les rives possédaient des bandes riveraines déficientes, particulièrement en milieu agricole. De plus, la rivière Blanche est identifiée comme un cours d’eau pouvant agir à titre de corridor écologique dans la stratégie de conservation de la biodiversité de la MRC de Papineau. Ça signifie que son parcours relie les secteurs plus habités qui bordent la rivière des Outaouais aux secteurs plus sauvages au nord. Un corridor écologique offre une connectivité essentielle au maintien de la biodiversité au sud du Québec. Il est donc d’autant plus important que les bandes riveraines de la rivière Blanche soient bien végétalisées. 

Pour ce faire, les agriculteurs recevront par la poste une fiche d’observations de l’état des rives de leur secteur effectués lors de la caractérisation de 2020. Ils seront également invités à une rencontre visant à leur présenter les résultats de la caractérisation de 2020, du projet actuel de végétalisation des bandes riveraines en milieu agricole ainsi que d’autres options qui s’offrent aux agriculteurs souhaitant améliorer leurs impacts sur la santé des cours d’eau. Parmi les agriculteurs intéressés, un petit nombre sera sélectionné et les plans de plantation d’une section de leur bande riveraine seront réalisés à la suite d’une visite de leurs terres. Les plantations seront réalisées à la mi-août 2022 par l’organisme Capital Nature.  

Un deuxième volet de sensibilisation s’ajoute à ce projet. Ce sont les riverains de la municipalité de Mayo qui recevront un dépliant les invitant à végétaliser leur bande riveraine. En effet, cette portion de la rivière Blanche est habitée et les propriétés se trouvent particulièrement près de la rivière. Sans pouvoir respecter la réglementation en vigueur qui oblige le maintien d’une bande riveraine de 10 m à 15 m à partir de la ligne des hautes-eaux, l’ajout d’arbustes et d’herbacées permettrait quand même de réduire l’érosion et d’améliorer la qualité de l’eau et des habitats riverains pour la faune de ce secteur.  

Finalement, une vidéo mettant en vedette les plantations et les agriculteurs sera réalisée afin de faire la promotion du projet, des pratiques agroenvironnementales et des producteurs agricoles engagés dans cette cause.