Plan directeur de l’eau

Ruisseau Pagé

Le lecteur est invité à consulter le Plan directeur de l’eau 2024-2034 de l’ensemble de la zone de gestion intégrée de l’eau. Pour un portrait exhaustif du bassin versant du ruisseau Pagé, consultez le Portrait des bassins versants de la rivière Blanche et du ruisseau Pagé du PDE 2018-2023, mis à jour en 2026.

 

Portrait

Territoire

Le bassin versant orphelin du ruisseau Pagé, d’une superficie de 54,57 km², est situé en bordure de la rivière des Outaouais. Cette zone de gestion correspond en fait au territoire résiduel du bassin versant de la rivière des Outaouais situé entre le bassin versant de la rivière du Lièvre et celui de la rivière Blanche, de même que les rives et les milieux humides adjacents à la rivière des Outaouais, notamment la baie de Lochaber, en plus d’une partie de la rivière des Outaouais elle-même, dans sa portion québécoise. Cette zone a été appelée « bassin versant du ruisseau Pagé » du nom du plus important cours d’eau (mais non le seul) sillonnant ce territoire.

Le bassin versant du ruisseau Pagé se retrouve principalement dans la ville de Gatineau (secteurs Buckingham et Masson-Angers, 70,5 % du bassin versant). Il touche aussi, dans une plus faible proportion, aux municipalités de L’Ange-Gardien (2,5 %) et de Lochaber-Partie-Ouest (27 %).

Géologie et topographie

Comme le bassin versant se situe principalement dans les Basses-Terres du Saint-Laurent, son relief est surtout composé de plaines et de terrasses. Le point le plus élevé, avec une altitude de 190 m, se situe sur la limite nord du bassin versant, dans la municipalité de L’Ange-Gardien.

Climat

Le climat dans le bassin versant est modéré, subhumide et continental. Le territoire est traversé par deux domaines bioclimatiques, soit l’érablière à caryer cordiforme au sud et l’érablière à tilleul au nord.

Hydrographie

Le réseau hydrographique du bassin versant comprend trois petits lacs sans nom, de nombreux milieux humides, des petits cours d’eau sans nom, le ruisseau Smith ainsi que le ruisseau Pagé qui se jette dans la baie de Lochaber (rivière des Outaouais). Près de 30 % (un peu plus de 15 km²) du bassin versant est couvert de milieux humides de plus d’un hectare (cartographiés). Les plus importants sont les vastes milieux humides situés entre la route 148 et la rivière des Outaouais, dont une partie sont situés dans la plaine inondable de la rivière. Plusieurs de ces milieux humides ont été aménagés par Canards Illimités Canada dans le but de créer des habitats de qualité pour la sauvagine. Une partie du tronçon fluvial de la rivière des Outaouais est compris dans la zone.

Qualité de l’eau

Le COBALI a procédé à plusieurs campagnes d’échantillonnage au ruisseau Pagé entre 2014 et 2023, au moyen de l’indice de qualité bactériologique et physico-chimique-chimiques (IQBP6) et de l’indice diatomées de l’Est du Canada (IDEC), notamment en amont et en aval du pont de la route 148 à Masson-Angers. Les résultats de l’IQBP6 de 2023 étaient de 36, indiquant une eau de mauvaise qualité à la station échantillonnée en aval de la route 148. 

Occupation humaine

Il n’y a pas de centre villageois dans le bassin versant, mais une partie des agglomérations de Masson-Angers et de Buckingham s’y retrouve. Le bassin versant est situé principalement en terres privées et est majoritairement sous affectation agricole (60 %). On estime la population à 4 600 habitants, principalement concentrée dans le secteur de Buckingham.

Agriculture

Alors que la zone agricole protégée couvre 36 km², un peu plus de 11 km² (22 % du bassin versant) sont effectivement cultivés et en exploitation. Les terres cultivées sont consacrées à part presque égales entre les cultures pérennes (foin) et les pâturages d’une part, et les cultures à grand interligne comme le maïs et le soya d’autre part.

Milieux protégés

Voici une liste de tous les milieux protégés dans le bassin versant du ruisseau Pagé (2020).

Habitats fauniques
  • 4 aires de concentration d’oiseaux aquatiques
  • 2 habitats du rat musqué
Réserve naturelle du Marais-Trépanier

Espèces menacées (2026)

Faune Flore
Chauve-souris nordique Orme liège
Lamproie du Nord
Petite chauve-souris brune

Espèces vulnérables (2026)

Faune Flore
Couleuvre tachetée Ail des bois
Fouille-roche gris Érable noir
Petit blongios
Pygargue à tête blanche
Tortue géographique

 

Espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables (2026)

Faune Flore
Barbotte jaune Bermudienne à feuilles étroites
Potamile ailé Carex masssette
Caryer ovale
Galéaris remarquable (Orchis brillant)
Myriophylle à feuilles variées
Naïade olivâtre
Noyer cendré
Souchet odorant

Espèces candidates (2026)

  • Guifette noire
  • Hirondelle de rivage

Espèces envahissantes ou nuisibles

Il n’y a pas de recensement exhaustif des espèces envahissantes ou nuisibles sur le territoire du bassin versant, mais il est fort probable que certaines espèces s’y retrouvent, dans un avenir plus ou moins rapproché.

Faune Flore
Agrile du frêne (confirmé) Berce du Caucase
Cladocère épineux Châtaigne d’eau (confirmé)
Écrevisse à taches rouges Hydrocharide grenouillette
Gobie à taches noires Myriophylle à épis (confirmé)
Moules zébrées et quaggas Nerprun cathartique
Panais sauvage (confirmé)
Renouée du Japon
Roseau commun
Salicaire pourpre

 

Usages et rejets d’eau

La majorité des habitations présentes dans les agglomérations de Buckingham et de Masson-Angers sont approvisionnées par le réseau d’aqueduc et le réseau d’égouts de la ville de Gatineau. Plusieurs résidences ont également un puits individuel et une installation septique.

Dernière mise à jour : juin 2026