Plan directeur de l’eau

Ruisseau Pagé

Portrait   Diagnostic    Enjeux et orientation    Plan d’action    Programme de suivi et d’évaluation

Informations provenant de la version 2013 du Plan directeur de l’eau. Pour consulter la mise à jour réalisée en 2018, cliquez ici

Portrait

Territoire

Le bassin versant orphelin du ruisseau Pagé, d’une superficie de 51 km2, est situé en bordure de la rivière des Outaouais, entre les bassins versants des rivières du Lièvre et Blanche (carte 1). Il représente un territoire du bassin versant de niveau 1 de la rivière des Outaouais.

Le bassin versant du ruisseau Pagé se retrouve principalement dans la ville de Gatineau (secteurs Buckingham et Masson-Angers, 74 % du bassin versant). Il touche aussi, dans une plus faible proportion, aux municipalités de L’Ange-Gardien (2 %) et de Lochaber-Partie-Ouest (24 %).

Géologie et topographie

Comme le bassin versant se situe principalement dans les Basses-Terres du Saint-Laurent, son relief est surtout composé de plaines et de terrasses. Le point le plus élevé, avec une altitude de 190 m, se situe sur la limite nord du bassin versant, dans la municipalité de L’Ange-Gardien.

Climat

Le climat dans le bassin versant est modéré, subhumide et continental. Le territoire est traversé par deux domaines bioclimatiques, soit l’érablière à caryer cordiforme au sud et l’érablière à tilleul au nord.

Hydrographie

Le réseau hydrographique du bassin versant comprend trois lacs sans nom, quelques marais, des petits cours d’eau sans nom et le ruisseau Pagé qui se jette dans la baie du Fer à Cheval (rivière des Outaouais). Au moins 30 % (près de 15 km2) du bassin versant est couvert de milieux humides de plus d’un hectare.

Occupation humaine

Il n’y a pas de centre villageois dans le bassin versant, mais une partie des agglomérations de Masson-Angers et de Buckingham s’y retrouve. Le bassin versant est situé entièrement en terres privées et est majoritairement sous affectation agricole (60 %).

Agriculture

Sur le territoire du bassin versant, 11 km2 (22 % du bassin versant) sont cultivés et en exploitation. L’activité agricole se caractérise principalement par la culture de plantes de fourrages et l’élevage de bovins de boucherie et de vaches laitières.

Milieux protégés

Voici une liste de tous les milieux protégés dans le bassin versant du ruisseau Pagé.

Habitats fauniques
  • 5 aires de concentration d’oiseaux aquatiques
  • 4 habitats du rat musqué
Réserve naturelle du Marais-Trépanier

 

Espèces vulnérables (2010)

  • Ail des bois
  • Tortue géographique

Espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables (2010)

Faune Flore
Couleuvre d’eau Desmodie nudiflore
Galéaris remarquable
Noyer cendré
Érable noir
Doradille ambulante
Cardamine découpée
Caryer ovale
Souchet odorant

Espèces envahissantes ou nuisibles

Il n’y a pas de recensement exhaustif des espèces envahissantes ou nuisibles sur le territoire du bassin versant, mais il est fort probable que certaines espèces s’y retrouvent, dans un avenir plus ou moins rapproché.

Faune Flore
Agrile du frêne Berce du Caucase
Gobie à taches noires Nerprun cathartique
Écrevisse à taches rouges Renouée japonaise
Moules zébrées et quaggas Roseau commun
Chauve-souris argentée Salicaire pourpre
Chauve-souris rousse Hydrocharide grenouillette
Myriophylle à épis
Châtaigne d’eau

 

Usages et rejets d’eau

Les habitations présentes dans les agglomérations de Buckingham et de Masson-Angers sont approvisionnées par le réseau d’aqueduc et le réseau d’égouts de la ville de Gatineau.

Les prochaines sections sont communes à l’ensemble de la zone de gestion du COBALI

 

Diagnostic

Des consultations publiques ont été menées auprès des acteurs de l’eau, des experts et des citoyens afin de relever les grandes préoccupations et problématiques soulevées par les acteurs de l’eau

En tenant compte des préoccupations sociales ainsi que l’analyse des données colligées dans le portrait, huit grandes problématiques ont été établies et font l’objet d’une analyse dans le chapitre du diagnostic. Des secteurs géographiques prioritaires ont aussi été établis.

8 problématiques
  • Dégradation de la qualité de l’eau de surface
  • Manque de connaissances sur l’état des ressources
    en eau
  • Impacts de la variation des niveaux de l’eau
  • Manque de sensibilisation et d’information concernant l’utilisation de l’eau potable
  • Dégradation des milieux humides et hydriques
  • Déclin de la biodiversité indigène et impacts des
    espèces exotiques envahissantes
  • Encadrement insuffisant de la navigation et de
    l’accès aux plans d’eau
  • Manque d’implication des acteurs dans le
    développement durable et la gestion intégrée de
    l’eau par bassin versant.

Pour chacune des problématiques retenues, une fiche d’analyse a été réalisée. Toutes les fiches constituent le chapitre du Diagnostic.

 

Enjeux et orientation

Les enjeux de l’eau considérés pour une zone de gestion dépendent des préoccupations et des problématiques qui s’y trouvent. Ainsi, les problématiques retrouvées dans la zone de gestion du COBALI sont regroupées sous quatre grands enjeux de l’eau, la quantité et la qualité de l’eau, les écosystèmes, les aspects sociaux et la sécurité.

Quantité et qualité de l’eau
  • Dégradation de la qualité de l’eau de surface
  • Manque de connaissances sur l’état des ressources
    en eau
Quantité d'eau
  • Impacts de la variation des niveaux de l’eau
  • Manque de sensibilisation et d’information
    concernant l’utilisation de l’eau potable
Écosystème
  • Dégradation des milieux humides et hydriques
  • Déclin de la biodiversité indigène et impacts des
    espèces exotiques envahissantes
Accessibilité et aspects sociaux
  • Encadrement insuffisant de la navigation et de
    l’accès aux plans d’eau
  • Manque d’implication des acteurs dans le
    développement durable et la gestion intégrée de
    l’eau par bassin versant

Pour chacune des problématiques, une orientation lui a été reliée. Les orientations correspondent aux solutions privilégiées pour répondre aux problématiques identifiées dans le diagnostic. Elles représentent donc un premier pas vers l’élaboration des objectifs. Tout comme les problématiques, elles sont regroupées par enjeux, mais contrairement à celles‐ci, elles débutent par un verbe d’action.

Voici les orientations établies pour chacune des problématiques

Problématiques Orientations
Dégradation de la qualité de l’eau de surface Diminuer les sources de pollution de l’eau de
surface
 
Manque de connaissances sur l’état des ressources
en eau
Acquérir et diffuser des connaissances sur l’état
des ressources en eau
Impacts de la variation des niveaux de l’eau Réduire les impacts associés à la variation des
niveaux de l’eau
Manque de sensibilisation et d’information
concernant l’utilisation de l’eau potable
Favoriser une utilisation efficace de l’eau potable
Dégradation des milieux humides et hydriques Conserver et restaurer les milieux humides et
hydriques
Déclin de la biodiversité indigène et impacts des
espèces exotiques envahissantes
Favoriser la conservation des espèces indigènes et
limiter l’impact des espèces exotiques
envahissantes

Encadrement insuffisant de la navigation et de
l’accès aux plans d’eau

Favoriser l’encadrement de la navigation et des
accès aux plans d’eau

Manque d’implication des acteurs dans le
développement durable et la gestion intégrée de
l’eau par bassin versant

Favoriser l’essor de communautés durables et
impliquées dans la gestion intégrée de l’eau par
bassin versant

   

 

Par la suite, des objectifs ont été identifiés afin de préciser les orientations pour qu’elles puissent répondre aux problématiques et aux causes probables révélées dans le diagnostic.

Pour connaître les objectifs reliés à chacune des orientations, consultez le chapitre traitant des enjeux et orientations.

 

Plan d’action

Le plan d’action 2018-2013 a été élaboré en fonction de la réalité du milieu. Les interventions identifiées sont d’ordre général et seront précisées avec les acteurs du milieu lorsque viendra la mise en œuvre de l’action. Ce plan d’action a été transmis aux acteurs de l’eau et des rencontres de promotion ont été réalisées en 2019.

Plan d’action 2018-2023

 

Programme de suivi et d’évaluation

Par souci d’améliorer les pratiques, d’adapter les projets avec la réalité changeante du milieu et d’évaluer la performance, le COBALI a mis sur pied un programme de suivi et d’évaluation des actions et du plan d’action dans son ensemble.

Dans le plan d’action, des indicateurs d’objectifs et des indicateurs d’actions ont été identifiés. Ces repères permettront de mesurer les résultats et au besoin, d’ajuster les interventions ou d’entamer une réflexion quant à la démarche adoptée pour la mise en œuvre de l’action visée.

Programme de suivi et d’évaluation