Plan directeur de l’eau

Rivière Blanche

Portrait   Diagnostic    Enjeux et orientation    Plan d’action    Programme de suivi et d’évaluation

Informations provenant de la version 2013 du Plan directeur de l’eau. Pour consulter la mise à jour réalisée en 2018, cliquez ici

Portrait

Territoire

Le bassin versant de la rivière Blanche est un sous-bassin de la rivière des Outaouais et couvre une superficie de 532 km2. La rivière Blanche débute au lac de l’Écluse puis s’écoule vers le sud pour se jeter dans la rivière des Outaouais à l’ouest de la limite de la ville de Thurso. Le territoire que draine le bassin versant de la rivière Blanche chevauche :

  • Deux régions administratives :
    • L’Outaouais (région 07) : 99,6 % du bassin versant
    • Les Laurentides (région 15) : 0,4 %
  • Quatre MRC :
    • Papineau : 89 % du bassin versant
    • Collines-de-l’Outaouais : 10 %
    • Ville de Gatineau : 0,4 %
    • Antoine-Labelle : 0,4 %
  • 11 municipalités

Géologie, topographie et dépôts de surface

Le bassin versant de la rivière Blanche se situe majoritairement dans la province géologique de Grenville, qui fait partie de la région physiographique du Bouclier canadien. Le restant, soit une bande de 2 à 4 km de largeur au sud du bassin et correspondant aux abords de la rivière des Outaouais, est situé dans la province géologique de la Plate-forme du Saint-Laurent, qui fait partie de la région physiographique des Basses-Terres du Saint-Laurent. Ces dernières sont caractérisées par un relief de basse altitude (45-149 m) et des pentes faibles (0 à 5 %). Le relief y est formé de plaines et de terrasses unies et légèrement ondulées. En allant vers le nord, l’altitude augmente progressivement. Le Bouclier canadien présente quant à lui une topographie très diversifiée, comprenant plateaux, collines, dépressions et massifs. Le sommet le plus élevé du bassin versant, avec une altitude de 520 m, est un mont sans nom situé au nord-ouest du lac du Mainate, dans la réserve faunique de Papineau-Labelle

Dans le sud du bassin versant, la Mer de Champlain, présente il y a environ 13 000 ans, a recouvert le territoire de dépôts argileux, le rendant plus propice à la pratique de l’agriculture. Dans le nord du bassin versant, le territoire est majoritairement recouvert de dépôts glaciaires et fluvio-glaciaires sablonneux formant des sols pauvres, associés souvent à un relief accidenté et à une pierrosité importante.

Climat et domaines bioclimatiques

Deux types de climat sont rencontrés sur le territoire du bassin versant. Dans la moitié sud, le climat est modéré, subhumide et continental. Dans la moitié nord, à partir du nord du lac la Blanche environ, le climat est subpolaire, subhumide et continental. Sous l’influence de ce gradient de climat, le type de végétation dominante change du sud vers le nord. Ainsi, la végétation passe successivement par trois domaines bioclimatiques : l’érablière à caryer cordiforme, l’érablière à tilleul et l’érablière à bouleau jaune.

Hydrographie

La rivière Blanche comporte quatre principaux tributaires, soit la rivière d’Inlet et les ruisseaux McClean, Brady et Buckingham. Environ 330 lacs ont été recensés dans le bassin versant. Les plus importants en superficie sont le lac la Blanche, le lac Écho et le lac de l’Écluse. Les lacs Lady, Hawk, Gull et Long sont des lacs où il y a beaucoup de développement.

Au moins 1,4 % de la superficie du bassin versant est couvert de milieux humides de plus d’un hectare.

Occupation humaine

En 2011, la population du bassin versant de la rivière Blanche était estimée à 2 406 habitants. Il n’y a pas de grande agglomération dans le bassin versant, mais plutôt des concentrations résidentielles en bordure des principaux lacs. L’activité récréotouristique est très présente dans le bassin versant. Les autres activités économiques d’importance sont la foresterie et l’agriculture.

Foresterie

Le secteur forestier couvre près de 26 % de la superficie du bassin versant. On y retrouve des feuillus et des résineux d’essences variées, formant une ressource naturelle de qualité. Une grande partie de cette forêt est de tenure publique. La forêt privée, quant à elle, appartient à plusieurs propriétaires forestiers localisés surtout le centre du bassin versant et autour des secteurs habités. L’exploitation forestière est cependant surtout concentrée dans la réserve faunique de Papineau-Labelle.

Agriculture

L’agriculture se pratique surtout au sud du bassin versant, où 123 km2 (23 % du bassin versant) sont cultivés et en exploitation. L’activité agricole se caractérise principalement par la culture de plantes de fourrages et l’élevage de bovins de boucherie et de vaches laitières.

Sur le territoire du bassin versant, aucune municipalité n’est en surplus de fumier, et chaque municipalité possède les superficies nécessaires pour disposer de l’ensemble des déjections animales produites sur son territoire, en respectant les dépôts maximums de P2O5 mentionnés dans la réglementation gouvernementale.

Industries

Il n’y a pas d’industrie d’importance sur le territoire du bassin versant de la rivière Blanche. Les quelques entreprises présentes sur le territoire du bassin versant sont pour la plupart familiales ou de type atelier, en complémentarité avec l’usage résidentiel.

Récréotourisme

Dans le bassin versant de la rivière Blanche, l’apport touristique est majoritairement constitué de villégiateurs. On y retrouve cependant la réserve écologique de la Forêt-la-Blanche, la réserve faunique de Papineau-Labelle et le club de golf de Thurso.

Milieux protégés

Voici une liste de tous les milieux protégés dans le bassin versant de la rivière Blanche.

Écosystèmes forestiers exceptionnels
  • Forêt ancienne du Lac-de-l’Écluse
  • Forêt ancienne du Lac-Écho
Habitats fauniques
  • 3 aires de confinement du cerf de Virginie
  • 3 habitats du rat musqué
  • 2 héronnières
  • 1 aire de concentration d’oiseaux aquatiques
Réserve écologique de la Forêt-la-Blanche
Réserve faunique de Papineau-Labelle

 

Espèces menacées (2010)

  • Paruline azurée
  • Ginseng à cinq folioles

Espèces vulnérables (2010)

  • Pygargue à tête blanche
  • Ail des bois
  • Fouille-roche gris
  • Tortue géographique

 Espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables (2010)

Faune Flore
Couleuvre à collier Carex faux rubanier
Grenouille des marais Conopholis d’Amérique
Chauve-souris argentée Desmodie nudiflore
Chauve-souris rousse Galéaris remarquable
Goodyérie pubescente
Cardamine découpée
Dryoptère de Clinton
Mulhenbergie des bois
Proserpinie des marais
Renoncule à éventails

Espèces envahissantes ou nuisibles

Il n’y a pas de recensement exhaustif des espèces envahissantes ou nuisibles sur le territoire du bassin versant, mais il est fort probable que certaines espèces s’y retrouvent, dans un avenir plus ou moins rapproché.

Faune Flore
Agrile du frêne Berce du Caucase
Gobie à taches noires Nerprun cathartique
Écrevisse à taches rouges Renouée japonaise
Moules zébrées et quaggas Roseau commun
Salicaire pourpre
Hydrocharide grenouillette
Myriophylle à épis
Châtaigne d’eau

Usages et rejets d’eau

La ville de Thurso puise son eau dans la rivière Blanche. Son usine de production d’eau potable approvisionne les habitants de la ville de Thurso, hors du bassin versant, ainsi que les habitants de Lochaber situés en bordure de la route 317. La majorité des habitants du bassin versant s’approvisionnent donc en eau potable à l’aide de puits individuels. L’épuration des eaux usées de toutes les habitations du bassin versant se fait par des installations septiques individuelles.

Barrages

Il y a six barrages dans le bassin versant de la rivière Blanche, dont trois sont directement sur la rivière Blanche. Il peut s’agir de barrages ou de digues.

 

Les prochaines sections sont communes à l’ensemble de la zone de gestion du COBALI

 

Diagnostic

 

Des consultations publiques ont été menées auprès des acteurs de l’eau, des experts et des citoyens afin de relever les grandes préoccupations et problématiques soulevées par les acteurs de l’eau

En tenant compte des préoccupations sociales ainsi que l’analyse des données colligées dans le portrait, huit grandes problématiques ont été établies et font l’objet d’une analyse dans le chapitre du diagnostic. Des secteurs géographiques prioritaires ont aussi été établis.

8 problématiques
  • Dégradation de la qualité de l’eau de surface
  • Manque de connaissances sur l’état des ressources
    en eau
  • Impacts de la variation des niveaux de l’eau
  • Manque de sensibilisation et d’information concernant l’utilisation de l’eau
    potable
  • Dégradation des milieux humides et hydriques
  • Déclin de la biodiversité indigène et impacts des
    espèces exotiques envahissantes
  • Encadrement insuffisant de la navigation et de
    l’accès aux plans d’eau
  • Manque d’implication des acteurs dans le
    développement durable et la gestion intégrée de
    l’eau par bassin versant
     

Pour chacune des problématiques retenues, une fiche d’analyse a été réalisée. Toutes les fiches constituent le chapitre du Diagnostic.

 

Enjeux et orientation

Les enjeux de l’eau considérés pour une zone de gestion dépendent des préoccupations et des problématiques qui s’y trouvent. Ainsi, les problématiques retrouvées dans la zone de gestion du COBALI sont regroupées sous quatre grands enjeux de l’eau: la qualité de l’eau, la quantité d’eau, l’écosystème, ainsi que l’accessibilité et les aspects sociaux.

Qualité de l’eau
  • Dégradation de la qualité de l’eau de surface
  • Manque de connaissances sur l’état des ressources
    en eau
Quantité d'eau
  • Impacts de la variation des niveaux de l’eau
  • Manque de sensibilisation et d’information
    concernant l’utilisation de l’eau potable

 

Écosystème
  • Dégradation des milieux humides et hydriques
  • Déclin de la biodiversité indigène et impacts des
    espèces exotiques envahissantes
Accessibilité et aspects sociaux
  • Encadrement insuffisant de la navigation et de
    l’accès aux plans d’eau
  • Manque d’implication des acteurs dans le
    développement durable et la gestion intégrée de
    l’eau par bassin versant.

Pour chacune des problématiques, une orientation lui a été reliée. Les orientations correspondent aux solutions privilégiées pour répondre aux problématiques identifiées dans le diagnostic. Elles représentent donc un premier pas vers l’élaboration des objectifs. Tout comme les problématiques, elles sont regroupées par enjeux, mais contrairement à celles‐ci, elles débutent par un verbe d’action.

Voici les orientations établies pour chacune des problématiques

Problématiques Orientations
Dégradation de la qualité de l’eau de surface Diminuer les sources de pollution de l’eau de
surface
 
Manque de connaissances sur l’état des ressources
en eau
Acquérir et diffuser des connaissances sur l’état
des ressources en eau
Impacts de la variation des niveaux de l’eau Réduire les impacts associés à la variation des
niveaux de l’eau
Manque de sensibilisation et d’information
concernant l’utilisation de l’eau potable
Favoriser une utilisation efficace de l’eau potable
Dégradation des milieux humides et hydriques Conserver et restaurer les milieux humides et
hydriques
Déclin de la biodiversité indigène et impacts des
espèces exotiques envahissantes
Favoriser la conservation des espèces indigènes et
limiter l’impact des espèces exotiques
envahissantes

Encadrement insuffisant de la navigation et de
l’accès aux plans d’eau

Favoriser l’encadrement de la navigation et des
accès aux plans d’eau

Manque d’implication des acteurs dans le
développement durable et la gestion intégrée de
l’eau par bassin versant

Favoriser l’essor de communautés durables et
impliquées dans la gestion intégrée de l’eau par
bassin versant

   

 

Par la suite, des objectifs ont été identifiés afin de préciser les orientations pour qu’elles puissent répondre aux problématiques et aux causes probables révélées dans le diagnostic.

Pour connaître les objectifs reliés à chacune des orientations, consultez le chapitre traitant des enjeux et orientations.

 

Plan d’action

 

Le plan d’action 2018-2013 a été élaboré en fonction de la réalité du milieu. Les interventions identifiées sont d’ordre général et seront précisées avec les acteurs du milieu lorsque viendra la mise en œuvre de l’action. Ce plan d’action a été transmis aux acteurs de l’eau et des rencontres de promotion ont été réalisées en 2019.

Plan d’action 2018-2023

 

Programme de suivi et d’évaluation

Par souci d’améliorer les pratiques, d’adapter les projets avec la réalité changeante du milieu et d’évaluer la performance, le COBALI a mis sur pied un programme de suivi et d’évaluation des actions et du plan d’action dans son ensemble.

Dans le plan d’action, des indicateurs d’objectifs et des indicateurs d’actions ont été identifiés. Ces repères permettront de mesurer les résultats et au besoin, d’ajuster les interventions ou d’entamer une réflexion quant à la démarche adoptée pour la mise en œuvre de l’action visée.

Programme de suivi et d’évaluation