Situé à Gatineau et dans la municipalité de Lochaber-Partie-Ouest (MRC de Papineau), le projet de refuge faunique des Grandes-Baies-de-l’Outaouais s’étend sur plus de 29 km et comprend une diversité de baies bordant la rivière des Outaouais ainsi que des marais aménagés par Canards Illimités Canada. 

Baie McLaurin – Crédit photo, Agence de bassin versant des 7

Les principaux secteurs sont, d’ouest en est, la baie McLaurin, l’Aménagement Templeton, le marais des Laîches, le marais aux Grenouillettes, la baie Carpentier, la petite baie Clément et la baie Clément, la baie Lochaber, le marais aux Massettes ainsi que le marais des Carouges. Ces sites sont généralement accessibles par des chemins d’accès ou encore par la rivière des Outaouais à bord d’une embarcation. On y pratique déjà, selon les secteurs, des activités diverses telles que l’ornithologie, la marche, les activités nautiques, la pêche estivale et la pêche blanche, ainsi que la chasse à la sauvagine. Totalisant une superficie de 26 km2, le territoire prévu constituerait le plus grand refuge faunique du Québec!

Les milieux humides du projet de refuge faunique des Grandes-Baies-de-l’Outaouais ont une valeur exceptionnelle et sont reconnus pour la biodiversité qu’ils abritent. Situé dans les Basses-Terres du Saint-Laurent et de l’Outaouais, et constituant l’un des plus grands complexes de milieux humides de l’extrême sud du Québec, on y retrouve une biodiversité exceptionnelle comportant plusieurs espèces en péril associées aux milieux humides ou aquatiques. Ces divers milieux humides accueillent actuellement des aires protégées de type habitats fauniques, en l’occurrence des aires de concentration d’oiseaux aquatiques et des habitats du rat musqué. 

    Grand héron – Crédit photo Jean-Marc Emery, Club des ornithologues de l’Outaouais

    Petit Blongios – Crédit photo Mario St-Gelais, Club des ornithologues de l’Outaouais

    On y retrouve des espèces à statuts particuliers dont le petit blongios, un petit échassier de la famille des hérons qui est désigné vulnérable au Québec. C’est aussi l’endroit idéal pour y observer des tortues peintes, des hérons, des canards branchus, de même qu’une importante diversité d’amphibiens, de reptiles et de poissons. Le territoire abrite aussi des forêts uniques où on retrouve une végétation dense et riche, de même que des végétaux d’exception.

    Charme de Caroline – Crédit photo, COBALI

    Tortue serpentine – Crédit photo Marie Lagrandeur, COBALI

    Lorsque le refuge faunique sera officialisé, il est prévu de confier l’organisation des activités récréatives à un organisme sans but lucratif, la Corporation de gestion des berges de la rivière des Outaouais (CGBRO). Cet organisme a été créé en 2001 et regroupe des intervenants de l’environnement, de la faune et du développement social de la communauté qui souhaitent valoriser le territoire visé par la création du refuge faunique des Grandes-Baies-de-l’Outaouais. La CGBRO est pour l’instant une organisation entièrement bénévole. 

    C’est grace à un financement de 46 000 $ du Programme Affluents Maritime que le COBALI et ses partenaires peuvent réaliser en 2023-2024 un important projet de sensibilisation et de diagnostic sur le territoire du projet de refuge faunique des Grandes-Baies-de-l’Outaouais.

    Baie Carpentier – Crédit photo, COBALI

    Résumé du projet : 

    Le projet, qui vise à soutenir la CGBRO en vue de mettre en valeur le territoire du projet de refuge faunique comporte deux volets. Le premier volet vise à informer et sensibiliser le public quant au projet de refuge faunique et aux actions à poser pour préserver le milieu naturel et le second volet a pour objectif de réaliser un portrait/diagnostic écologique global des milieux humides et aquatiques de l’ensemble duterritoire prévu, comportant des recommandations pour la CGBRO.  

    1. Information/sensibilisation 

    Le premier volet du projet vise à informer et sensibiliser la population quant au projet de refuge faunique des Grandes-Baies-de-l’Outaouais et aux actions à poser pour préserver le milieu naturel. Cependant l’essentiel du plan de communication/sensibilisation sera axé sur la valeur de ce territoire et son importance, c’est-à-dire sa raison d’être. Les communications incluront la présentation des principaux enjeux de conservation, la description de quelques espèces emblématiques, ainsi que les pratiques à adopter, en adaptant le message selon le profil du public (résidentiel, agricole, navigation de plaisance, chasseurs, pêcheurs, piégeurs, quadistes et randonneurs). 

    Les moyens de communication prévus sont les suivants : 

    • campagne publicitaire (articles commentés, communiqués de presse et publicités dans les journaux locaux) ;
    • conférence de presse ;
    • séance d’information au grand public ;
    • publications dans les médias sociaux (notamment Facebook) ;
    • production et diffusion d’une carte des zones sensibles du refuge ;
    • production et distribution d’un dépliant qui sera aussi disponible sur le site Internet de la CGBRO, du COBALI et de l’ABV des 7 ;
    • courtes capsules vidéo mettant en valeur les secteurs du refuge et les résultats de la caractérisation ;
    • production et installation de panneaux de sensibilisation auprès des navigateurs de plaisance (incitation à procéder au nettoyage des embarcations nautiques, respect de limite de vitesse dans les corridors sensibles) ainsi qu’auprès des chasseurs, pêcheurs, piégeurs, randonneurs et quadistes (sensibilisation d’utilisateurs de VTT à ne pas circuler sur les berges) ;
    • suivi et état d’avancement du projet sur le réseau Facebook et les sites internet du COBALI de l’ABV des 7 ainsi que sur celui de la CGBRO.

    Tortue peinte – Crédit photo Pierre-Étienne Drolet, COBALI

    2. Portrait/diagnostic 

    Le second volet a pour objectif de réaliser un portrait/diagnostic écologique global des milieux humides et aquatiques de l’ensemble du territoire. Les données amassées ainsi que les données issues de la synthèse des informations déjà disponibles auprès de différents intervenants viseront l’acquisition de nouvelles connaissances. Un travail de caractérisation sur le terrain sera effectué par les professionnels des deux organismes de bassins versants impliqués, soit l’Agence de bassin versant des 7 (ABV des 7) et le Comité du bassin versant de la rivière du Lièvre (COBALI).

    Le portrait/diagnostic doit servir de document de base en vue de l’élaboration d’un plan de développement des activités récréatives par la CGBRO. Compte tenu de la grandeur de la zone à couvrir, la caractérisation terrain vise à dresser un portrait global des milieux (filtre grossier surtout) dans une optique de gestion et d’aide à la décision. Elle ne vise donc pas, par exemple, à confirmer la présence d’espèces au moyen de protocoles spécifiques à une espèce visée, ou encore à réaliser une caractérisation systématique de toute la superficie à l’étude.  

    Cette caractérisation générale inclut notamment : 

    • Caractérisation du type de milieu et de la végétation dominante ; 
    • La présence d’espèces exotiques envahissantes ; 
    • La présence d’espèces à statut ;
    • Les accès terrestres et nautiques ;
    • La présence de sites de dépôt de déchets ;
    • Les activités observées et les menaces associées, par exemple la navigation dans les secteurs sensibles. 

      Marais aux Massettes – Crédit photo, COBALI

      Baie Clément – Crédit photo, COBALI

      Partenaires contributaires

      • Gouvernement du Québec – Fonds d’action Saint-Laurent (FASL)
      • Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les Changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP)
      • La Corporation de gestion des berges de la rivière des Outaouais (CGBRO)
      • Agence de bassin versant des 7 (ABV des 7)
      • Comité du bassin versant de la rivière du Lièvre (COBALI)  
      • La Ville de Gatineau
      • La municipalité de Lochaber-Partie-Ouest
      • Evolugen
      • La Table de concertation de la rivière des Outaouais (TCO)
      • Le Club des ornithologues de l’Outaouais (COO)
      • Canards Illimités Canada (CIC)
      • Garde-Rivière des Outaouais
      • La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs

      « Un refuge faunique est un statut donné sur des terres du domaine de l’État, sur des terres privées, ou sur les deux à la fois, par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec en vertu de l’article 122 de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune.

      Le refuge faunique set de moyen de préserver l’intégrité d’un habitat faunique d’importance, reconnu à l’échelle régionale ou provinciale pour sa productivité faunique, sa densité et la diversité faunique qu’il renferme ou, encore, le support qu’il représente pour une espèce rare, menacée ou vulnérable.

      Dans un refuge faunique, le gouvernement détermine, par règlement, les conditions d’utilisation des ressources et, accessoirement, les conditions de pratique d’activités récréatives. »

                -Refuges fauniques (gouv.qc.ca)

      Vidéo promotionnelle

      Capsules pour partir à la découverte du territoire

      Lisez le communiqué de presse général

      Un grand merci à nos nombreux partenaires!