Plan directeur de l’eau

Ruisseau Pagé

Portrait

Territoire

Le bassin versant orphelin du ruisseau Pagé, d’une superficie de 51 km2, est situé en bordure de la rivière des Outaouais, entre les bassins versants des rivières du Lièvre et Blanche (carte 1). Il représente un territoire du bassin versant de niveau 1 de la rivière des Outaouais.

Le bassin versant du ruisseau Pagé se retrouve principalement dans la ville de Gatineau (secteurs Buckingham et Masson-Angers, 74 % du bassin versant). Il touche aussi, dans une plus faible proportion, aux municipalités de L’Ange-Gardien (2 %) et de Lochaber-Partie-Ouest (24 %).

Géologie et topographie

Comme le bassin versant se situe principalement dans les Basses-Terres du Saint-Laurent, son relief est surtout composé de plaines et de terrasses. Le point le plus élevé, avec une altitude de 190 m, se situe sur la limite nord du bassin versant, dans la municipalité de L’Ange-Gardien.

Climat

Le climat dans le bassin versant est modéré, subhumide et continental. Le territoire est traversé par deux domaines bioclimatiques, soit l’érablière à caryer cordiforme au sud et l’érablière à tilleul au nord.

Hydrographie

Le réseau hydrographique du bassin versant comprend trois lacs sans nom, quelques marais, des petits cours d’eau sans nom et le ruisseau Pagé qui se jette dans la baie du Fer à Cheval (rivière des Outaouais). Au moins 30 % (près de 15 km2) du bassin versant est couvert de milieux humides de plus d’un hectare.

Occupation humaine

Il n’y a pas de centre villageois dans le bassin versant, mais une partie des agglomérations de Masson-Angers et de Buckingham s’y retrouve. Le bassin versant est situé entièrement en terres privées et est majoritairement sous affectation agricole (60 %).

Agriculture

Sur le territoire du bassin versant, 11 km2 (22 % du bassin versant) sont cultivés et en exploitation. L’activité agricole se caractérise principalement par la culture de plantes de fourrages et l’élevage de bovins de boucherie et de vaches laitières.

Milieux protégés

Voici une liste de tous les milieux protégés dans le bassin versant du ruisseau Pagé.

Habitats fauniques
  • 5 aires de concentration d’oiseaux aquatiques
  • 4 habitats du rat musqué
Réserve naturelle du Marais-Trépanier

 

Espèces vulnérables (2010)

  • Ail des bois
  • Tortue géographique

Espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables (2010)

Faune Flore
Couleuvre d’eau Desmodie nudiflore
Galéaris remarquable
Noyer cendré
Érable noir
Doradille ambulante
Cardamine découpée
Caryer ovale
Souchet odorant

Espèces envahissantes ou nuisibles

Il n’y a pas de recensement exhaustif des espèces envahissantes ou nuisibles sur le territoire du bassin versant, mais il est fort probable que certaines espèces s’y retrouvent, dans un avenir plus ou moins rapproché.

Faune Flore
Agrile du frêne Berce du Caucase
Gobie à taches noires Nerprun cathartique
Écrevisse à taches rouges Renouée japonaise
Moules zébrées et quaggas Roseau commun
Chauve-souris argentée Salicaire pourpre
Chauve-souris rousse Hydrocharide grenouillette
Myriophylle à épis
Châtaigne d’eau

 

Usages et rejets d’eau

Les habitations présentes dans les agglomérations de Buckingham et de Masson-Angers sont approvisionnées par le réseau d’aqueduc et le réseau d’égouts de la ville de Gatineau.

Diagnostic

Selon l’analyse des données du portrait jumelées aux préoccupations et problématiques soulevées par les acteurs de l’eau. Un total de 14 problématiques a été identifié.

14 problématiques
  • Croissance de fleurs d’algues bleu‐vert
  • Érosion des rives
  • Dégradation de la qualité de l’eau de surface
  • Diminution des populations de poisson d’intérêt sportif
  • Inondation des zones habitées et agricoles
  • Conflit d’usage relié à la variation des niveaux de l’eau
  • Conflit d’usage relié aux embarcations à moteur
  • Manque de connaissance sur l’état de l’eau souterraine
  • Perte et dégradation des milieux humides
  • Prolifération des espèces exotiques envahissantes
  • Conflits liés à l’accès public aux plans d’eau
  • Limitation de la circulation du poisson
  • Altération du paysage riverain
  • Espèces menacées et vulnérables

Par la suite certaines problématiques ont été jumelées puisque des liens étroits de causes ou de conséquences étaient possibles entre elles. Également un exercice de priorisation a été fait en tenant compte de la capacité d’agir de l’organisme et de l’échéancier de réalisation du plan d’action, ce qui a permis d’identifier au total neuf problématiques sur lesquels le travail d’élaboration du Plan directeur de l’eau s’est poursuivi.

9 problématiques
  • Dégradation de la qualité de l’eau de surface
  • Dégradation des rives
  • Croissance de fleurs d’eau d’algues bleu‐vert
  • Perte de dégradation des milieux humides
  • Manque de connaissance sur l’état de l’eau souterraine
  • Perte et dégradation des habitats du poisson
  • Introduction et prolifération d’espèces exotiques envahissantes
  • Conflits d’usage entre les différents usagers des plans d’eau
  • Risques associés à la présence du castor

Pour chacune des problématiques retenues, une fiche d’analyse a été réalisée. Toutes les fiches constituent le chapitre du Diagnostic.

Enjeux et orientation

Les enjeux de l’eau considérés pour une zone de gestion dépendent des préoccupations et des problématiques qui s’y trouvent. Ainsi, les problématiques retrouvées dans la zone de gestion du COBALI sont regroupées sous quatre grands enjeux de l’eau, la quantité et la qualité de l’eau, les écosystèmes, les aspects sociaux et la sécurité.

Quantité et qualité de l’eau
  • Dégradation de la qualité de l’eau de surface
  • Croissance de fleurs d’eau d’algues bleu‐vert
  • État de l’eau souterraine
Aspects sociaux
  • Conflits d’usage entre les différents usagers des plans d’eau

Écosystème
  • Perte et dégradation des habitats du poisson
  • Perte de dégradation des milieux humides
  • Dégradation des rives
  • Introduction et prolifération d’espèces exotiques envahissantes
Sécurité
  • Risques associés à la présence du castor

Pour chacune des problématiques, une orientation lui a été reliée. Les orientations correspondent aux solutions privilégiées pour répondre aux problématiques identifiées dans le diagnostic. Elles représentent donc un premier pas vers l’élaboration des objectifs. Tout comme les problématiques, elles sont regroupées par enjeux, mais contrairement à celles‐ci, elles débutent par un verbe d’action.

Voici les orientations établies pour chacune des problématiques

Problématiques Orientations
Dégradation de la qualité de l’eau de surface Diminuer les charges provenant de sources ponctuelles
Diminuer les charges provenant des eaux de ruissellement
Croissance de fleurs d’eau d’algues bleu‐vert Éliminer les occurrences de fleurs d’eau d’algues bleu‐vert
État de l’eau souterraine Caractériser l’état (quantité et qualité) de l’eau souterraine
Perte et dégradation des habitats du poisson Maintenir l’intégrité et restaurer les habitats du poisson
Perte et dégradation des milieux humides Freiner la perte et la dégradation des milieux humides
Dégradation des rives Prévenir l’érosion des rives
Introduction et prolifération d’espèces

exotiques envahissantes

Limiter la propagation des espèces exotiques envahissantes
Conflits d’usage entre les différents usagers

des plans d’eau

Assurer une cohabitation harmonieuse entre les différents

usagers des plans d’eau

Risques associés à la présence du castor Limiter les risques associés à la présence du castor

 

Par la suite, des objectifs ont été identifiés afin de préciser les orientations pour qu’elles puissent répondre aux problématiques et aux causes probables révélées dans le diagnostic.

Pour connaître les objectifs reliés à chacune des orientations, consultez le chapitre traitant des enjeux et orientations.

Plan d’action

Le plan d’action 2013‐2018 a été élaboré en fonction de la réalité du milieu. Les interventions identifiées sont d’ordre général et seront précisées avec les acteurs du milieu lorsque viendra la mise en œuvre de l’action.

Une consultation publique s’est déroulée en décembre 2012 afin de présenter le plan d’action aux acteurs de l’eau de la zone de gestion. La participation citoyenne et les commentaires recueillis ont permis de bonifier le présent document.

Plan d’action 2013-2018

Programme de suivi et d’évaluation

Par souci d’améliorer les pratiques, d’adapter les projets avec la réalité changeante du milieu et d’évaluer la performance, le COBALI a mis sur pied un programme de suivi et d’évaluation des actions et du plan d’action dans son ensemble.

Dans le plan d’action, des indicateurs d’objectifs et des indicateurs d’actions ont été identifiés. Ces repères permettront de mesurer les résultats et au besoin, d’ajuster les interventions ou d’entamer une réflexion quant à la démarche adoptée pour la mise en œuvre de l’action visée.

Programme de suivi et d’évaluation